Initiative pour la Démocratie et le Développement Endogène en Afrique-Côte d'Ivoire

Le renversement de la démocratie en autocratie et le triomphe du populisme ne sont pas des fatalités.

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Actualités

Le renversement de la démocratie en autocratie et le triomphe du populisme ne sont pas des fatalités. ( Suite et fin).

« Là où les opinions irraisonnées tiennent lieu d’idées, la force peut tout » disait Simone Weil la grande philosophe Française.

La question centrale de la démocratie est donc celle-ci :

Comment convertir les opinions immédiates en opinions raisonnées et en idées ?

Comment convertir les passions individuelles et collectives en réflexions et en pensées?

Car la légitimité démocratique des forces politiques dans le régime de la souveraineté du peuple est déterminée par leur capacité à refléter l’opinion publique.

Néanmoins la légitimité démocratique d’un gouvernement ou d’un parti d’opposition résiderait-elle dans son aptitude à refléter et à représenter l’opinion brute ?

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Ce qu’est la représentativité démocratique : idéologie ou représentativité sociale?

Le débat démocratique et la compétition pour l’exercice du pouvoir suprême, c’est la confrontation des programmes partisans et des projets sociétaux issus de ces programmes.

C’est l’assomption et la justification argumentée des bilans.

L’attitude consistant à imposer de haut à la société une idéologie partisane arbitraire et préconçue, à ne pas répondre de son bilan politique ou gouvernemental, à se décharger sur des tiers est antidémocratique.

Elle relève de la pratique et du mode opératoire des autocrates

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L’introuvable réconciliation politique ivoirienne: et pour cause.

De ce boulet qui plombe l’affrontement démocratique ivoirien, qui empêche de partager une vision politique du pouvoir et de la cité, qui empêche de résoudre par les voies idoines les tensions entre la nécessité d’investissement économique et l’impératif de redistribution sociale; de cette entrave qui donne à la lutte pour le pouvoir en Côte d’Ivoire la forme d’une guerre civile permanente, larvée ou ouverte, qui met en péril son avenir, le pays ne pourra se débarrasser que par une conversion radicale de sa classe politique au consensus républicain et par le développement de la conscience démocratique du peuple.
Cette conscience populaire éclairée, est la condition de la participation politique sur laquelle repose la limitation du pouvoir et la sauvegarde des libertés et des droits en toute démocratie pluraliste.
Mais notre classe politique a-t-elle intérêt à ce que la conscience démocratique se construise de manière experte dans le pays à travers un programme dédié et à ce que le débat public ivoirien se transforme qualitativement ?

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Le libre choix de proroger la dépendance politique et économique ou les contradictions internes de l’anticolonialisme et du panafricanisme victimaire d’opérette.

Dans le Sahel et ailleurs en Afrique toutes les décisions et les choix politiques et économiques, calamiteux à plus ou moins court ou long terme (retrait de la CPI et contrats léonins de prédation économique avec des puissances étrangères), sont actuellement prises par des dirigeants africains dans un nouveau contexte de libre-échange inter-étatique mondial; c’est à dire un nouveau contexte mondial dans lequel les échanges économiques et politiques engagent la responsabilité historique entière des acteurs politiques et intellectuels qui optent pour ces choix et décisions…Il semble que nous ayons décidé, en ce premier quart du 21ème siècle, de choisir dans un contexte de libre-échange mondial il faut le souligner, le chemin de l’autocratie et de l’économie de rente et de reproduction au lieu de choisir le chemin de la démocratie et de l’économie de production industrielle qui mène à la libération politique, à l’indépendance économique et à la souveraineté réelle.

Puisse la postérité africaine en être informée et s’en souvenir plus tard dans l’Afrique du 22 ème, du 23 ème ou du 24 ème siècle

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