Les décennies de dictature et de régime de parti-unique ont normalisé en nos États post-coloniaux l’arbitraire du pouvoir ainsi que la revendication oligarchique et patrimonialiste du pouvoir.
Elles ont fini par estomper et même effacer dans la conscience collective des masses africaines, cette vérité mémorielle : la lutte anti-colonialiste fut menée par des partis politiques africains au nom d’un projet sociétal et d’un programme politique de type socialiste ou libéral , modéré ou radical de construction nationale, de développement et d’émancipation individuelle et collective des masses.
Dans la dynamique historique de leur maturation, les partis politiques africains de la lutte anti-colonialiste, tel le P.D.G en Guinée, le C.C.P au Ghana le S.Y.L en Somalie, l’UPS au Sénégal, pour ne citer qu’eux par exemple, réussirent à s’émanciper leur de leur forme originelle de « partis de chefs » ou de « partis ethniques » pour se constituer en forces politiques soucieuses de défendre des droits civiques, de représenter des intérêts sociaux catégoriels, de développer et de renforcer à cet effet, à la base, la conscience d’appartenance citoyenne et le sens de la responsabilité civique chez les adhérents et militants.
Ces partis entendaient représenter les différents groupes socio-professionnels et culturels des territoires et portaient, à ce titre, des programmes et des projets sociétaux comme attestatio