
La fonction sociale des partis politiques en démocratie.
La montée des populismes n’abroge guère en Afrique la réflexion sur la démocratie et la problématique de son perfectionnement.
Bien au contraire.
Initiative pour la Démocratie et le Développement Endogène en Afrique-Côte d'Ivoire
(IDDEA-CI)
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La montée des populismes n’abroge guère en Afrique la réflexion sur la démocratie et la problématique de son perfectionnement.
Bien au contraire.

La lâcheté originelle du politicien : un vice interne guérissable du gouvernement démocratique selon Moisei Ostrogorski.
De ce vice originel, la démocratie pourrait se guérir en refondant son gouvernement sur le socle du courage politique, de l’éthique de la responsabilité et de la conviction et sur celui de l’éclairement intellectuel du peuple.
L’âme du politicien dans le régime de démocratie est « cousue de mille petitesse » dit Moisei Ostrogorski. « Un seul trait fait leur unité : la lâcheté » qui proviendrait de la tyrannie de la majorité, le caractère spécifique du régime démocratique.

La contradiction entre « discipline » de parti et « liberté de pensée »
peut-elle être surmontée ?
Comment parvenir à résoudre cette apparente aporie

L’addition massive et spectaculaire des émotions qui s’influencent et s’agglutinent n’est pas une addition d’arguments qui s’influencent et se font contrepoids les unes autres afin que triomphent les opinions armées d’entendement et de raison.
Cette addition massive des émotions n’est pas un choix éclairé et ne conjure pas l’arbitraire de la force.
Elle n’est pas le critère de la rationalité publique et de la légitimité politique.

Déplacer le curseur de l’affrontement politique sur l’affrontement des programmes économiques et des projets sociétaux partisans, fonder la légitimité démocratique sur la représentativité sociale du pouvoir et des partis.
Tel devrait être le but de la démocratie pluraliste ivoirienne si elle se situe sur la trajectoire de son perfectionnement.
Le progrès démocratique pluraliste ivoirien et africain consiste en que les partis soient capables d’incarner la pluralité des catégories du peuple défini comme société civile.

« La tâche à accomplir est énorme. Il faut restituer au citoyen le pouvoir sur la cité et à la cité ses fins véritables…. il faut restaurer dans la société politique l’autorité aussi bien que la liberté, usurpées par les hommes qui trafiquent de la chose publique sous l’enseigne du parti et au nom de la démocratie.
Oui, la tâche à accomplir est immense, mais non point désespérée », dit Moïsei Ostrogorski.

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La grandeur d’un pays se mesure à sa capacité d’innerver ses institutions des valeurs fondant l’humanité de l’homme, comme la fraternité, l’amitié, l’ouverture. Elle se mesure, pour ainsi dire, à sa capacité d’accepter de se dépayser soi-même un instant, de se rendre étranger à soi afin de donner une réponse humaine à l’autre que le destin a pu conduire jusque chez lui.
Celui que j’appelle l’étranger est l’autre ; mais en regard de lui et en bonne réflexivité dialectique, ne suis-je pas moi aussi l’autre ? De la sorte, il convient de comprendre que chacun de nous est toujours l’autre d’un autre.

In Memoriam
29 mars 2021-29 Septembre 2023.
L’hégélien Kouadio Augustin Dibi incarna au plus haut niveau de l’intelligentsia Universitaire ivoirienne, la conscience de soi d’une Côte d’Ivoire Généreuse, Fraternelle, Solidaire, Humaniste, Libérale et Égalitariste. Il en fut le Penseur engagé.
En ce jour du 29 septembre 2023, je renouvelle mon hommage fraternel à sa mémoire le 07 Avril 2021, le jour de sa mise en terre en cette Côte d’Ivoire qu’il servit de toute son âme de citoyen d’excellence et d’intellectuel de très haut niveau à son poste d’Universitaire.

Le principe démocratique libéral de « limitation du pouvoir par les droits de l’homme » est une expression moderne du souci universel des cités humaines de se préserver contre l’arbitraire du pouvoir politique.
Les régimes politiques de l’Afrique pré-coloniale étaient aussi normés par le souci de préserver la Cité contre l’arbitraire du pouvoir. Les dispositifs coutumiers de dévolution du pouvoir politique dans les Royautés et les empires étaient destinés à empêcher l’arbitraire du souverain…C’est en ce sens que nous devons nous inspirer des principes formels généraux du modèle politique pré-colonial africain dans l’Afrique post-coloniale pour nous réapproprier les principes et les valeurs de la démocratie moderne.Il s’agit d’un travail de remémoration critique, de révolution mentale au sens premier et scientifique du mot « révolution », c’est à dire du retour périodique d’un astre à un point de son orbite ou d’un phénomène à son point de départ.
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