Initiative pour la Démocratie et le Développement Endogène en Afrique-Côte d'Ivoire

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La diffusion à grande échelle d’une interprétation contestable: une conséquence fatale de l’indigence du débat public national. (2IÈME PARTIE)

Mr Laurent Gbagbo et Mr Tidjane Thiam furent-ils vraiment exclus de la liste électorale de la Présidentielle d’octobre 2025 par le parti au pouvoir en Côte d’Ivoire ?

Il faut répondre à cette question en se situant du point de vue de la logique de la raison et de l’intérêt.

En toute bonne logique rationnelle et du point de vue de l’intérêt, l’exclusion de mr Tidjane Thiam semblerait relever d’une problématique de succession interne au PDCI.

Qui avait, dans l’échiquier politique ivoirien, intérêt à ce que mr Tidjane Thiam ne puisse pas être le candidat officiel du PDCI ? Cf « La stigmatisation inutile et politiquement contre-productive du candidat officiel du PDCI » IDDEA-CI 31 juillet 2025

Quant à Mr Laurent Gbagbo son élargissement judiciaire par la CPI à la suite d’une erreur regrettable dans la rédaction de l’acte d’accusation ne disculpe guère de sa responsabilité politique et judiciaire nationale, cet homme qui avait conservé illégalement la direction de l’État ivoirien lors des déprédations commises durant la crise post-électorale de décembre 2010 à mars 2011.

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Le pluralisme démocratique africain comme lutte programmatique et sociétale: la mémoire perdue de la lutte anti-colonialiste africaine.

Les décennies de dictature et de régime de parti-unique ont normalisé en nos États post-coloniaux l’arbitraire du pouvoir ainsi que la revendication oligarchique et patrimonialiste du pouvoir.

Elles ont fini par estomper et même effacer dans la conscience collective des masses africaines, cette vérité mémorielle : la lutte anti-colonialiste fut menée par des partis politiques africains au nom d’un projet sociétal et d’un programme politique de type socialiste ou libéral , modéré ou radical de construction nationale, de développement et d’émancipation individuelle et collective des masses.

Dans la dynamique historique de leur maturation, les partis politiques africains de la lutte anti-colonialiste, tel le P.D.G en Guinée, le C.C.P au Ghana le S.Y.L en Somalie, l’UPS au Sénégal, pour ne citer qu’eux par exemple, réussirent à s’émanciper leur de leur forme originelle de « partis de chefs » ou de « partis ethniques » pour se constituer en forces politiques soucieuses de défendre des droits civiques, de représenter des intérêts sociaux catégoriels, de développer et de renforcer à cet effet, à la base, la conscience d’appartenance citoyenne et le sens de la responsabilité civique chez les adhérents et militants.

Ces partis entendaient représenter les différents groupes socio-professionnels et culturels des territoires et portaient, à ce titre, des programmes et des projets sociétaux comme attestatio

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Ballet des candidatures de la Présidentielle ivoirienne d’octobre 2025: la métaphore climatique du cumulo nimbus orageux.(2ème partie)

La question du leadership citoyen et la problématique de la transformation qualitative durable de la société ivoirienne.
Convaincus d’être chacun l’unique dépositaire de la légitimité, nos prétendants à l’exercice du pouvoir suprême déposent tous successivement leur candidature pour la présidentielle d’octobre 2025, dans un mouvement convergent comparable à un amoncellement sinistre de cumulonimbus dans le ciel d’une cité….On est dans un écosystème politique partisan qui mobilise depuis un quart de siècle ses hommes providentiels investis de pouvoirs démiurgiques et d’une légitimité préconçue, ses intelligentsia organiques, ses propagandistes, ses apologues et ses hagiographes, ses activistes des réseaux sociaux et ses militants fanatisés dans des batailles mortifères de tranchées qui tiennent lieu de campagne électorale; une foire d’empoignes personnelles et passionnelles où la stigmatisation, la propension à mobiliser le discours identitaire pour disqualifier l’adversaire, où l’invective, le dénigrement, la diffamation, le culte de la personnalité et l’auto-proclamation repoussent la remise en question, l’argumentation, l’explication, le débat d’idées, la réflexion, l’analyse conceptuelle, la critique des déclarations, le débat public, la reddition démocratique des comptes et la responsabilité.

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Le ballet des candidatures de la Présidentielle ivoirienne d’octobre 2025: une métaphore politique du cumulonimbus climatique. (1ère partie) .

Suffira-t-il d’organiser dans le pays des campagnes d’apaisement, d’appel à mettre l’intérêt général national au dessus des intérêts particuliers personnels et partisans pour pacifier durablement et définitivement l’affrontement politique et les élections présidentielles en Côte d’Ivoire alors-même que semblent perdurer dans les mentalités et les cœurs de larges secteurs de la classe politique du pays, les représentations de la société, de la nation, de l’État et du pouvoir qui transforment fatalement l’affrontement politique en quasi-guerre civile permanente ouverte ou larvée depuis le milieu des années 1990 ?

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Le PPA-CI (ex FPI) et le lourd boulet du passé.

Au chef du FPI et à son parti qui se refusent à assumer leur bilan gouvernemental, leur sombre passé et qui crurent à tort qu’un procès judiciaire suffisait à les innocenter et à décharger son chef de sa responsabilité politique inaliénable devant le peuple ivoirien, il faut rappeler que la majorité de ce peuple leur tient rigueur de ce sombre passé et de ce bilan calamiteux au quadruple plan économique, social, politique et culturel.
Ce d’autant plus que les affinités évidentes du PPA-CI (ex-FPI) avec les dictatures militaires et les régimes les plus répressifs de la sous-région et de planète en ces temps dangereux sont des signes les plus inquiétants. L’eut-il innocenté de sa responsabilité pénale lors des déprédations sociales et des massacres de masses commis durant la crise post-électorale de décembre 2010 à mars 2011, le verdict judiciaire de la CPI, n’abroge guère la responsabilité politique du chef de parti et du gouvernement qui étaient au commande du pays lors des déprédations de la crise post-électorale.

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Quand le complotisme mélanchonien s’invite dans la Présidentielle ivoirienne d’octobre 2025: une ingérence étrangère et une tentative d’influence de type néo-colonial.

Le chef de la France Insoumise (LFI) n’est pas à sa première tentative d’ingérence et d’influence dans les élections ivoiriennes au profit du FPI qui partage sa conception insurrectionnelle de la lutte politique dans une version tropicalisée où le nationalisme et le souverainisme s’expriment sous la forme de l’ethno-nationalisme et de l’autochtonie épurationniste.

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La différence entre opposition populiste et opposition démocratique.

Une opposition démocratique, c’est une opposition socialement représentative et constructive qui conteste le pouvoir en place avec le soutien libre et spontané des catégories du peuple, éventuellement au moyen de manifestations de rue, mais surtout au quotidien au moyen d’alternatives économiques, sociales et politiques argumentées et chiffrées publiquement déclarés.

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Élection présidentielle ivoirienne d’octobre 2025. (3ieme partie): Le fatum des partis et le boulet de l’expérience pluraliste africaine.

Le journal « Le point » souligne à juste titre, en sa publication du 27 juillet dernier, que la campagne de l’élection présidentielle ivoirienne d’octobre 2025 prochain est notoirement caractérisée par d’interminables débats procéduraux, par des controverses irréconcilables sur la légitimité de certaines candidatures, par la formation de coalitions problématiques et surprenantes; des dérivatifs qui occultent la question de fond: le quasi-dénuement programmatique des candidatures, l’absence de débats programmatiques interpartisans à trois mois de l’élection présidentielle d’octobre 2025.
N’est-il pas pourtant indispensable de rappeler qu’en ce désert programmatique existe pourtant bel et bien en Côte d’Ivoire une exception notable qui manque étrangement de visibilité; une opacité à laquelle semble participer de gré ou de force, l’acteur local qu’elle dessert le plus ?

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Présidentielle ivoirienne d’octobre 2025.(Deuxième partie): L’inexistence d’instituts nationaux de sondage, une carence symptomatique en nos jeunes démocraties pluralistes africaines.

La démocratie étant le régime du pouvoir du peuple, elle met la volonté du peuple ( l’opinion publique) au centre de la vie politique et crée, à cette fin, des instituts de sondage d’opinions pour faire connaître la volonté populaire sur les sujets centraux de la cité, pour permettre aux gouvernants d’en tenir compte.

Dans ce cadre l’absence de sondages crédibles, capables de rendre objectivement compte de l’état de l’opinion publique ivoirienne et à rendre visible les avis de la population en amont des décisions politiques et des échéances électorales, symptomatise en fait une des tares politiques majeures des jeunes démocraties pluralistes africaines: la résilience de l’esprit autocratique dans la classe politique des pays, son indifférence à l’état de l’opinion publique et aux avis des populations, la non-reconnaissance de l’autonomie de la société civile par le pouvoir politique, la domination et la subordination, de la société civile à la société politique par des mécanismes divers,

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Présidentielle ivoirienne d’octobre 2025: le scénario fatal et l’enjeu démocratique. (Première partie)

Au delà de la victoire prévisible du RHDP, l’enjeu politique vital en Côte d’Ivoire est de parvenir à transformer durablement la jeune démocratie pluraliste ivoirienne en démocratie substantielle apaisée animée par une opposition constructive.

Car comme on le voit d’après les contestations post-électorales qui s’annoncent, dans une triste rhapsodie depuis décembre 2010, les victoires électorales successives de la gouvernance programmatique du RHDP, ses performances économiques, son projet de construire la nation par la modernisation économique et de transformer l’affrontement politique ivoirien par l’exemplarité d’une gouvernance programmatique, n’ont pas pu résoudre les problèmes de mentalité et de conception du pouvoir qui minent la classe politique ivoirienne depuis l’entrée du pays dans le régime de démocratie pluraliste.

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