L’enjeu de la dissidence de mr Affi N’guessan avec le FPI de mr Laurent Gbagbo n’était-il pas de relever la gageure d’une rupture programmatique de gauche social-démocrate égalitariste et citoyenne en Côte d’Ivoire ?
La stigmatisation des maux et des vices supposés d’un adversaire politique peut-elle, dans un parti politique, tenir lieu de définition idéologique, de programme de justice sociale, de programme alternatif d’investissement économique et de redistribution sociale?
La virulence de ce discours de stigmatisation peut-elle dispenser un parti et un acteur politique de l’exigence démocratique de valider, par un programme économique, politique et social, sa prétention à exercer le pouvoir d’État ?
Suffit-il, de nos jours, à un parti politique, en cette nouvelle Afrique, de se réclamer verbalement de la gauche socialiste ou de la droite libérale, de la social-démocratie, du radicalisme de droite ou de gauche, de l’anticolonialisme et panafricanisme pour être crédible devant les masses, pour s’octroyer une légitimité politique ?
Une certaine partie de la classe politique ivoirienne en particulier et africaine en général à laquelle appartient Mr Pascal Affi N’guessan et ses pairs semblent encore le penser.