Initiative pour la Démocratie et le Développement Endogène en Afrique-Côte d'Ivoire

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L’option démocratique des ivoiriens : la démocratie contre la révolution et le coup d’État.

L’élection de décembre 2010 concrétisa le projet démocratique d’un peuple politiquement mature et conscient de soi qui aspirait à se constituer comme corps politique autotélique, à se créer par l’élection sa propre tête politique, à se donner un État venu de ses entrailles.
L’institutionnalisation de l’élection programmatique comme mode de dévolution du pouvoir en Côte d’Ivoire fut le moment initiatique d’une transformation structurelle qui révoquait un ancien régime politique et ses institutions: l’autocratie communautaire et son système institutionnel d’arbitraire, de répression, d’exclusion, de ségrégation et de sous développement économique et humain.

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Actualités

Pseudo lutte de la Russie contre « le néo-colonialisme occidental » et contre « le terrorisme international » en Afrique : le camouflage commode d’un programme d’expansion impérialiste et néo-colonialiste russe en Afrique. (1ère partie)

La souveraineté et la liberté d’un peuple ne se réalisent jamais à travers un régime de vassalité, de dépendance et de prédation, quelle qu’en soit l’origine et la nationalité.

Or le programme de « lutte de libération anticolonialiste » proposé par la Russie de Mr Vladimir Poutine aux Africains, semble être un programme de vassalisation et non de libération, comme en attestent les propos sans équivoque de Mr Ivan Lochkarev l’un des spin doctor du régime russe ; et comme le prouve la mise en œuvre de cette méthodologie sur le terrain, en Centrafrique, au Mali, au Burkina Faso et bientôt au Niger probablement.

La méthodologie de ce programme de « libération anticolonialiste » semble se situer aux antipodes d’un souci d’émancipation politique et économique du peuple: renversement des

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Démocratie

L’Alliance, le Compromis, l’Élection, la discussion : les principes normatifs du modèle politique pré-colonial africain: les exemples historiques (2ème partie)

Le principe démocratique libéral de « limitation du pouvoir par les droits de l’homme » est une expression moderne du souci universel des cités humaines de se préserver contre l’arbitraire du pouvoir politique.

Les régimes politiques de l’Afrique pré-coloniale étaient aussi normés par le souci de préserver la Cité contre l’arbitraire du pouvoir. Les dispositifs coutumiers de dévolution du pouvoir politique dans les Royautés et les empires étaient destinés à empêcher l’arbitraire du souverain…C’est en ce sens que nous devons nous inspirer des principes formels généraux du modèle politique pré-colonial africain dans l’Afrique post-coloniale pour nous réapproprier les principes et les valeurs de la démocratie moderne.Il s’agit d’un travail de remémoration critique, de révolution mentale au sens premier et scientifique du mot « révolution », c’est à dire du retour périodique d’un astre à un point de son orbite ou d’un phénomène à son point de départ.

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La démocratie pluraliste représentative peut être bel et bien en Afrique, une force de changement social et politique. En attendant la publication officielle des résultats des élections municipales ivoiriennes de Septembre 2023, les premières impressions semblent accréditer une déroute électorale de l’opposition ivoirienne et notamment du PPA de mr Laurent Gbagbo. Les composantes de cette opposition semblent durablement incapables de proposer aux Ivoiriens, une alternative politique crédible. Engluées dans leurs nombreuses contradictions internes, elles semblent donc, en conséquence, avoir totalement perdu leur crédit politique. Elles n'ont pas su négocier, à travers
Démocratie

L’Alliance, le Compromis, l’Élection, la Discussion, la Limitation et le Contrôle social du pouvoir : les valeurs normatives des modèles politiques pré-coloniaux africains. (1ère partie)

Ces invariants politiques qui permettent de préserver la Cité contre l’arbitraire du pouvoir structuraient aussi les régimes précoloniaux africains comme nous allons le voir dans la 2ième partie de cette contribution.

Cette vérité historique accrédite la thèse selon laquelle la récusation de la démocratie par un certain nombre d’acteurs politiques et d’intellectuels post-coloniaux africains, l’appétence de ces derniers pour les régimes liberticides de dictature et d’autocratie résulterait, à la fois d’une réappropriation par acculturation de l’anti-modèle colonial et d’une dénaturation du modèle révolutionnaire marxiste de dictature du prolétariat.

La crise de la gouvernance démocratique africaine dans l’État post-colonial ne proviendrait donc pas d’une prétendue antinomie entre la démocratie et « les réalités africaines ».

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La crise des forces internes de réflexivité et la problématique de la reconstruction d’une conscience collective nationale en Côte d’Ivoire. (3ième partie du texte « Comment abroger en Côte d’Ivoire la transmission générationnelle des anti-modèles d’autocratie et d’ethno-nationalisme d’épuration »)
Actualités

Résister, dans la nouvelle Afrique des jeunes démocraties, aux dynamiques locales de résistance au changement socio-politique et de restauration du passé: un programme majeur de la démocratie.

Contre le retour régressiste au passé, aux dictatures militaires et civiles et aux soi disant démocraties populaires qui n’en sont que les appendices, contre cet enfermement des peuples dans la prison des régimes liberticides qui dévorèrent les âmes et les corps, y’a-t-il d’autres alternatives que la défense de la démocratie pluraliste en sa forme la plus substantielle, la diffusion locale la plus large de la culture démocratique et l’éclairement des peuples ?

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La crise des forces internes de réflexivité et la problématique de la reconstruction d’une conscience collective nationale en Côte d’Ivoire. (3ième partie du texte « Comment abroger en Côte d’Ivoire la transmission générationnelle des anti-modèles d’autocratie et d’ethno-nationalisme d’épuration »)
Démocratie

Comment abroger en Côte d’Ivoire, la transmission générationnelle des anti-modèles d’autocratie et d’ethno-nationalisme d’épuration ? (2ième partie)

Après la restauration, en avril 2011 du modèle républicain et démocratique ivoirien marquée en 2016 par une nouvelle Constitution dont le Préambule porte l’esprit, l’enjeu politique ivoirien est de rétablir la plénitude de la citoyenneté, de réédifier la synergie entre tradition et modernité, entre particularisme et universalisme qui fonde l’identité du pays et constituent le socle du processus de construction nationale et de développement en Côte d’Ivoire.

Comment préserver, sous l’éclairage du Préambule de la Constitution, le système politique ivoirien contre la résilience de l’ethnicisation qui menace constamment de le détruire ? 

Il importe de revisiter attentivement, à ce propos, le Préambule de la Constitution ivoirienne de 2016 pour éclairer la problématique de la restauration de la citoyenneté et de la synergie entre tradition et modernité entre particularisme et universalisme en Côte d’Ivoire.

L’ethno-nationalisme fut toujours inconstitutionnel en Côte d’Ivoire, même lorsque la Constitution fut manipulée entre les années 1995 à 2010 en vue de le « légitimer » pour écarter des adversaires politiques.

Relisons ce Préambule.

« Nous, Peuple de Côte d’Ivoire ;
Conscient de notre indépendance et de notre identité nationale,
assumons notre responsabilité historique devant la Nation et devant
l’humanité ;
Ayant à l’esprit que la Côte d’Ivoire est, et demeure,

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La crise des forces internes de réflexivité et la problématique de la reconstruction d’une conscience collective nationale en Côte d’Ivoire. (3ième partie du texte « Comment abroger en Côte d’Ivoire la transmission générationnelle des anti-modèles d’autocratie et d’ethno-nationalisme d’épuration »)
Démocratie

La problématique de la citoyenneté dans l’État post-colonial africain.

La problématique de la citoyenneté dans l’État post-colonial africain.

Les questions fondamentales irrésolues.

On est entré dans la modernité politique et récemment dans le régime de démocratie pluraliste sans traiter et sans résoudre ces équations politiques fondamentales, sans en faire les thématiques politiques réflexives du développement.

On est entré dans la modernité politique et récemment dans le régime de démocratie pluraliste sans se préoccuper de construire la conscience collective qui constitue l’indispensable sous-bassement culturel.  

Tous les clivages sociaux, toutes les divisions internes, la transformation fatale des conflits politiques et sociaux en conflits intercommunautaires, les luttes pour l’appropriation du pouvoir et les guerres civiles qui en résultent, proviennent de la non-résolution réflexive quotidienne de ces équations fondamentales.

La question de l’intégration nationale et du développement.

Par quelles voies et comment réaliser, dans les frontières internationalement reconnues de l’État post-colonial,

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Démocratie

Restaurer la représentativité socio-professionnelle de tous les partis politiques en Côte d’Ivoire : un impératif démocratique.

La représentativité des premiers partis politiques ivoiriens durant la lutte anticolonialiste et les premières années de l’Indépendance politique fut socio-professionnelle.

Cette représentativité ne fut ni communautaire ni régionaliste.  

Les premiers partis politiques ivoiriens ne furent pas des « partis de Krou », des « partis d’Akan », des « partis de Mandé », des « partis de Gagou », des « partis de Wè », des partis de chrétiens », des « partis de musulmans ».

 Le PDCI-RDA de Félix Houphouët Boigny, le Mouvement Socialiste africain de Dignan Bailly, le Bloc Démocratique Eburnéen de Etienne Djaument, le Parti Progressiste de Côte d’Ivoire de Kakou Aoulou, l’Entente des Indépendants de Sékou Sanogo, pour ne citer qu’eux, furent des partis de droite, des partis libéraux, des partis de gauche, des partis socialistes, des partis communistes  et non pas des partis  de groupes ethniques et de communautés.

L’affrontement politique de ces partis fut idéologiquement et socialement structuré. Dans la Côte d’Ivoire postcoloniale, ils représentèrent les catégories socioprofessionnelles de la société civile émergente. Le PDCI-RDA, qui regroupa ensuite l’ensemble de ces partis dans le régime de parti unique, fut

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