Après la restauration, en avril 2011 du modèle républicain et démocratique ivoirien marquée en 2016 par une nouvelle Constitution dont le Préambule porte l’esprit, l’enjeu politique ivoirien est de rétablir la plénitude de la citoyenneté, de réédifier la synergie entre tradition et modernité, entre particularisme et universalisme qui fonde l’identité du pays et constituent le socle du processus de construction nationale et de développement en Côte d’Ivoire.
Comment préserver, sous l’éclairage du Préambule de la Constitution, le système politique ivoirien contre la résilience de l’ethnicisation qui menace constamment de le détruire ?
Il importe de revisiter attentivement, à ce propos, le Préambule de la Constitution ivoirienne de 2016 pour éclairer la problématique de la restauration de la citoyenneté et de la synergie entre tradition et modernité entre particularisme et universalisme en Côte d’Ivoire.
L’ethno-nationalisme fut toujours inconstitutionnel en Côte d’Ivoire, même lorsque la Constitution fut manipulée entre les années 1995 à 2010 en vue de le « légitimer » pour écarter des adversaires politiques.
Relisons ce Préambule.
« Nous, Peuple de Côte d’Ivoire ;
Conscient de notre indépendance et de notre identité nationale,
assumons notre responsabilité historique devant la Nation et devant
l’humanité ;
Ayant à l’esprit que la Côte d’Ivoire est, et demeure,