Le sophisme du « nouvel ordre mondial »: la légitime circonspection des Africains.

« De plus en plus de pays importants remettent en cause l’ordre du monde actuel issu de la seconde guerre mondiale et la domination américaine ».

Quels sont les porteurs de ce narratif et quel est projet véhiculé par cette aspiration au changement de « l’ordre du monde actuel »?

Ce nouvel ordre mondial sera-t-il un ordre de justice, de liberté, d’égalité, d’interactions économiques, politiques et culturelles équitables entre l’Orient, le Sud, l’Ouest et le Nord ?

Porté par les nouvelles puissances dominantes orientales qui entendent, semble-t-il, redessiner l’ordre mondial à l’aune de leurs intérêts économiques politiques et géostratégiques, ce nouvel ordre mondial est-il librement réclamé et revendiqué par les pays dominés du Sud ?

Ne serait-ce pas celui de néo-dictatures impériales en quête de vassalités méridionales consenties ?

Elon Musk et l’achat public des consciences: le déclin de la démocratie américaine

La démocratie américaine est-elle encore la plus grande démocratie du monde et le bastion de la défense des libertés et de l’égalité ?
La désinformation, l’achat des consciences et du vote des électeurs à coups de millions de dollars s’y déroule maintenant, impudemment et ouvertement, au grand jour.

Le mensonge, le dénigrement, la diffamation, l’insulte, la violence, le conditionnement psychique et la manipulation des consciences y sont élevées au rang de vertus et d’instruments légitimes dans le combat politique.

La question de l’Unité nationale dans un État pluri-ethnique et multi-confessionnel post-colonial : les ethnies et les confessions religieuses sont-elles des nations ?

Comment éradiquer dans l’État pluri-ethnique et multi-confessionnel, la division interne, la polarisation ethniciste et confessionnaliste des conflits politiques qu’induit fatalement et apparemment l’absence d’un sentiment d’appartenance commune nationale?

Comment supprimer la fermeture identitaire et communautaire, le tribalisme, le clanisme, les affrontements inter-ethniques et inter-confessionnels et les impostures subséquentes qui minent les corps politiques et sociaux ?

La nation et le système politique : les deux articulations vitales de la démocratie pluraliste.:

La démocratie pluraliste est un régime organisé.
Comme le sont tous les systèmes organisés, elle est composée d’une diversité de parties séparées et en même temps coordonnées. Cette séparation et cette coordination assurent son fonctionnement équilibré.
Les deux articulations vitales qui permettent de coordonner ces parties séparées sont LA NATION et le SYSTÈME POLITIQUE. 

Laurent Gbagbo: l’affabulateur et ses réseaux de propagande et de désinformation. La résilience cynique d’une tradition d’imposture politique.

LA PREMIÈRE VÉRITÉ qu'énonça le chef du PPA-CI tentant d'esquiver la question dérangeante de Mlle Diarra Ami (la séquence aurait due être diffusée sur les chaînes d'information nationale tant elle est riche d'enseignements) est que le choix démocratique des gouvernants par les gouvernés comporte toujours le danger consistant en ce que le peuple choisisse un tyran et un dictateur qui dévoie, aussitôt le pouvoir d'État en ses mains, les institutions et les retourne promptement contre le peuple.

Naturellement mr Laurent Gbagbo « dit tout » à partir de son point de vue, de son caractère et de ses lubies de dictateur électoralement éconduit par le peuple.

Enfermé dans le monde obsidional qui est le sien, cet homme ne continue-t-il pas d’affabuler, de tenter de réécrire l’histoire et de trafiquer le réel dans une vaine résistance au changement historique en son pays ?
Interrogeons point par point ses impostures.

L’instrumentalisation de la société civile et de l’identité ethnique par certains partis politiques en Côte d’Ivoire : l’origine et le remède de cette pathologie.

La dérive partitocratique de la jeune démocratie pluraliste ivoirienne dans les années 1990, s’appuya sur le contrôle, l’instrumentalisation des ONG et des diverses associations de la société de la civile naissante et sur la manipulation des identités ethniques et confessionnelles par les partis politiques dont le nombre explosa comme des champignons Dépourvus d’ancrage social, la plupart de ces partis de génération spontanée entreprirent de capturer purement et simplement les mouvements sociaux et les identités culturelles qui essayaient de s’affirmer dans un esprit de libre participation politique après……

Rejouer 2010 en 2025 en Côte d’Ivoire: le pari dangereux de l’opposition ivoirienne.?

Le pari dangereux de l’opposition ivoirienne et la problématique de la solution culturelle à un problème politique.
L’importance de ce questionnement tient au fait que les ethno-nationalismes et les néo-dictatures ont, de nos jours, le vent le vent en poupe et s’y présentent frauduleusement comme des solutions alternatives crédibles à la déréliction des peuples.

L’option démocratique des ivoiriens : la démocratie contre la révolution et le coup d’État.

L’élection de décembre 2010 concrétisa le projet démocratique d’un peuple politiquement mature et conscient de soi qui aspirait à se constituer comme corps politique autotélique, à se créer par l’élection sa propre tête politique, à se donner un État venu de ses entrailles.
L’institutionnalisation de l’élection programmatique comme mode de dévolution du pouvoir en Côte d’Ivoire fut le moment initiatique d’une transformation structurelle qui révoquait un ancien régime politique et ses institutions: l’autocratie communautaire et son système institutionnel d’arbitraire, de répression, d’exclusion, de ségrégation et de sous développement économique et humain.

En Côte d’Ivoire, les thématiques de l’opposition soulèvent la question de la conversion démocratique d’une partie de la classe politique du pays.

Quel est le moyen politique de la liberté : la démocratie ou la révolution et le coup d'État ?

L’incapacité des acteurs de cette opposition à construire une coalition politique, à proposer aux Ivoiriens une alternative programmatique économique, sociale et sociétale tend à prouver que demeure prépondérante en ces groupements, un esprit autocratique très égocentré qui ne connaît pas le compromis politique et dont le souci majeur semble être de s’approprier le pouvoir d’État par la violence dans un objectif patrimonialiste et monopolistique.