La lâcheté originelle du politicien : un vice interne guérissable du gouvernement démocratique selon Moisei Ostrogorski.

La lâcheté originelle du politicien : un vice interne guérissable du gouvernement démocratique selon Moisei Ostrogorski.
De ce vice originel, la démocratie pourrait se guérir en refondant son gouvernement sur le socle du courage politique, de l’éthique de la responsabilité et de la conviction et sur celui de l’éclairement intellectuel du peuple.
L’âme du politicien dans le régime de démocratie est « cousue de mille petitesse » dit Moisei Ostrogorski. « Un seul trait fait leur unité : la lâcheté » qui proviendrait de la tyrannie de la majorité, le caractère spécifique du régime démocratique.
La force d’un parti démocratique réside-t-elle dans la force de sa discipline interne ou dans la liberté d’expression et d’opinion de ses membres ?

La contradiction entre « discipline » de parti et « liberté de pensée »
peut-elle être surmontée ?
Comment parvenir à résoudre cette apparente aporie
La confrontation argumentée des opinions, l’idéal de la démocratie d’opinion.

L’addition massive et spectaculaire des émotions qui s’influencent et s’agglutinent n’est pas une addition d’arguments qui s’influencent et se font contrepoids les unes autres afin que triomphent les opinions armées d’entendement et de raison.
Cette addition massive des émotions n’est pas un choix éclairé et ne conjure pas l’arbitraire de la force.
Elle n’est pas le critère de la rationalité publique et de la légitimité politique.
L’enjeu de la présidentielle ivoirienne de 2025: la conversion démocratique radicale de la lutte politique ivoirienne.

Déplacer le curseur de l’affrontement politique sur l’affrontement des programmes économiques et des projets sociétaux partisans, fonder la légitimité démocratique sur la représentativité sociale du pouvoir et des partis.
Tel devrait être le but de la démocratie pluraliste ivoirienne si elle se situe sur la trajectoire de son perfectionnement.
Le progrès démocratique pluraliste ivoirien et africain consiste en que les partis soient capables d’incarner la pluralité des catégories du peuple défini comme société civile.
Le modèle politique ivoirien: la priorisation de l’économie et l’impératif de transmettre réflexivement un paradigme national.

La pérennité du modèle politique ivoirien ne sera pas garantie contre les aléas de l’histoire si le projet sociétal qui le fonde ne se constitue pas en patrimoine culturel national réflexivement transmis aux générations.
La possible réélection de mr Donald Trump aux États-Unis d’Amérique : un symbole emblématique de la crise des démocraties?

Quelles leçons, cette réélection annoncée par les sondages d’opinion, porterait-elle pour les jeunes démocraties pluralistes africaines confrontées aux poussées autocratiques qui secouent le continent ?
Cette probable réélection, ce choix populaire délibéré d’un populiste aux prétentions autocratiques déclarées, dans la plus vielle démocratie moderne du monde, confirmerait-elle que l’autocratie est la solution aux problèmes de la démocratie ?
Succession au PDCI et au PPA-CI : la dérangeante question d’incarnation programmatique et sociétale.

De quel projet sociétal partisan, de quelle vision de la Côte d’Ivoire, de quelle idée du bien commun national ivoirien, les prétendants à la succession de Mr Henri Konan Bédié, l’ancien chef du Parti, se revendiquent-ils respectivement au PDCI ?
Incarnent-ils des courants idéologiques dans la continuité de l’ethno-nationalisme réactionnaire qui fut le sien ?
Ce choix fut-il concordant à celui de Félix Houphouët-Boigny dans ce parti qui se revendique héritier de l’houphouëtisme ?
Les prétendants à la succession de Mr Henri Konan Bédié incarnent-ils les divers courants d’un nationalisme libéral modernisateur de droite républicaine ?
Sont-ils au contraire les représentants d’une vision identitaire d’extrême-droite de la Côte d’Ivoire dans la continuité du bédiéisme sein du PDCI ?
L’indifférence à ces questions fondamentales dans la lutte pour la succession au PDCI et au PPA-CI fait saillir l’un des péchés mortels de la lutte interpartisane dans la démocratie pluraliste africaine.
Tant au niveau des partis qu’au niveau de l’État, la lutte politique
Réconcilier la politique et la morale : un impératif catégorique de nature politique.

Le droit naturel fonde la politique.
L’essence de la politique n’est pas constituée par les rapports de propriété et les rapports de force, par le jeu de la compétition pour le pouvoir, par les nécessités de la conservation de l’ordre établi, par la raison d’État.
Elle est constituée par l’essence du droit positif, c’est-à-dire, par les droits fondamentaux que chaque individu possède du fait de son appartenance à l’humanité ; autrement dit par
Restituer le leadership au citoyen : la tâche suprême de la démocratie selon Moïsei Ostrogorski. (1ÈRE PARTIE)

« La tâche à accomplir est énorme. Il faut restituer au citoyen le pouvoir sur la cité et à la cité ses fins véritables…. il faut restaurer dans la société politique l’autorité aussi bien que la liberté, usurpées par les hommes qui trafiquent de la chose publique sous l’enseigne du parti et au nom de la démocratie.
Oui, la tâche à accomplir est immense, mais non point désespérée », dit Moïsei Ostrogorski.
Le sénat ivoirien comme chambre de représentation parlementaire de la diversité culturelle du territoire : un impératif démocratique et un réquisit de l’oeuvre de modernisation.

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