Actualité : L’instrumentalisation opportuniste des colères sociales: un triste habitus du populisme et un risque pour les jeunes démocraties pluralistes d’Afrique sub-saharienne.

L’un des effets les plus pernicieux du dévoiement de l’opposition politique dans la jeune démocratie ivoirienne est d’y rendre extrêmement périlleuse toute contestation critique des institutions, toute interpellation du gouvernement, toute remise en cause des décisions et actions de l’État.
À l’affût de la moindre opportunité, les acteurs principaux de ce dévoiement de l’opposition politique, de sa dérive dans le populisme stigmatisant et dans l’ethno-nationalisme guerrier, s’engouffrent invariablement dans la brèche des indignations et des colères sociales afin de les exploiter à leur profit pour mener à bien le projet insurrectionnel de désintégration nationale et d’appropriation privée de l’État qui demeure le leur.
EN MARCHE AVEC LE RHDP VERS “LA PATRIE DE LA VRAIE FRATERNITE”

A travers les aspects du ciel et de la terre, nous comprenons qu’il va pleuvoir ou qu’il va faire chaud. C’est que, dans le fond, rien ne se pose pour se déployer pleinement à l’extérieur qui ne se soit laissé présupposer par des signes annonciateurs. Depuis le Premier Congrès Ordinaire du RHDP, le cours des choses ne nous invite-t-il pas à comprendre que dans l’aventure historique de la Côte d’Ivoire, est apparue une étape nécessaire et incontournable en laquelle se tisse un nouvel avenir?
Le rôle de l’œil est de voir et celui de l’oreille, d’entendre. Il suffit que chacun de nous laisse ces deux sens exercer naturellement leur rôle pour constater que le RHDP affirme et consolide sa présence et sa raison d’être avec l’évidence du bon sens. La réalité ne révèle-t-elle pas que
La Côte d’Ivoire comme Unité fraternelle harmonique de la Particularité et de la Généralité : l’éclairage éternel de l’Hégélien d’Excellence, Professeur Kouadio Augustin Dibi.

La Côte d’Ivoire Généreuse, Fraternelle, Solidaire, Humaniste, Libérale et Égalitariste dont l’Hegelien Kouadio Augustin Dibi incarna la conscience de soi au plus haut niveau de l’intelligentsia Universitaire ivoirienne.
Dans l’engagement citoyen décennal et bien plus, qui depuis 2010 fut le nôtre sur le front de l’intellectualité pour DÉFENDRE L’IDÉE D’UNE CÔTE D’IVOIRE GÉNÉREUSE, FRATERNELLE, SOLIDAIRE , UNIE DANS SA DIVERSITÉ ET DANS LE RESPECT DE LA DIGNITÉ DE L’HUMAIN ET DE SES DROITS FONDAMENTAUX, la perspective dialectique de l’Hegelien d’Excellence que tu es, sut éclairer de sa lumière spéculative essentielle, la problématique politique centrale de ce pays caractérisé par la pluralité diversifiée de sa population.
L’enjeu politique fondamental qu’imposait le tissu sociologique diversifié de notre pays était de réussir à RÉCONCILIER CES DEUX IMPÉRATIFS POLITIQUES DIVERGENTS : celui D’UNITÉ de la DIVERSITÉ des PEUPLES dans la généralité de la citoyenneté d’une part et celui D’AFFIRMATION DES PARTICULARISMES CULTURELS dans le respect de la diversité des coutumes, d’autre part.
Il s’agissait d’éviter les deux pathologies liées à la tension de ces deux polarités : la négation de la pluralité naturellement inhérente à l’unification républicaine homogénéisante de la diversité et le refus d’une communauté politique substantielle naturellement inhérente à l’affirmation centrifuge de la multiplicité des identités culturelles.
Politique ivoirienne :Quelques vérités politiques universelles à travers l’écran de fumée des réponses au moyen desquelles mr Laurent Gbagbo tenta vainement d’échapper à la question centrale de l’étudiante Mlle Diarra Ami.

LA PREMIÈRE VÉRITÉ qu’énonça le chef du PPA-CI tentant d’esquiver la question dérangeante de Mlle Diarra Ami (la séquence aurait due être diffusée sur les chaînes d’information nationale tant elle est riche d’enseignements) est que le choix démocratique des gouvernants par les gouvernés comporte toujours le danger consistant en ce que le peuple choisisse un tyran et un dictateur qui dévoie, aussitôt le pouvoir d’État en ses mains, les institutions et les retourne promptement contre le peuple.
Populisme , ethno-nationalisme, anti-colonialisme démagogique : les symptômes de la partitocratie en Afrique.

En Afrique, la démocratie avance résolument. Elle doit cependant réussir à franchir des obstacles redoutables pour ainsi dire mortels. Elle doit surmonter la crise de la représentativité sociale des partis politiques qui empêche la transformation de l’Etat africain en service des intérêts de la société et en puissance protectrice des droits fondamentaux de la personne.
Cette crise ne se manifeste pas seulement par la personnalisation du débat et des affrontements politiques.
Elle se traduit aussi par le populisme, l’ethno-nationalisme et par l’anticolonialisme démagogique.
Ces pathologies politiques se donnent à voir dans les divers épisodes élector
L’édification de la nation : un chantier principal de l’œuvre de modernisation et de démocratisation dans l’État post-colonial.

La Nation est, au sens moderne du terme un système de médiation entre les particularismes culturels et sociaux et l’État. Elle est dans le corps politique, l’analogue d’un PONT. Elle permet d’en relier les diverses parties pour les intégrer organiquement.
Elle articule le système des particularismes autrement dit, les collectivités ethniques, les catégories de la société civile au système du service de la généralité autrement dit l’État.
Autant dire que La Nation est, dans le corps politique moderne, un SYSTÈME MÉDIATEUR, UNE ARTICULATION, UN ORGANE VITAL
« L’émergence : expression du mouvement de la substance libérée en concept ».

Le terme « émergence » reçoit dans l’actualité de notre monde un usage tel que sa compréhension est présupposée évidente. Elle semble aller naturellement de soi. Nous tenons sa signification pour quelque chose de ferme, d’assuré, de bien connu. Hegel souligne que « ce qui est bien connu en général, justement parce qu’il est bien connu, n’est pas du tout connu » ! Il importe de quitter l’habituel, afin d’habiter de manière essentielle la réalité que recouvre ce terme.