En quoi consiste véritablement le manquement à la démocratie, dans la présidentielle ivoirienne d’Octobre 2025 ?

Le manquement démocratique, dans la présidentielle ivoirienne d’octobre 2025, consiste d’abord en ce que les partis politiques désertèrent le devoir de confrontation programmatique et sociétale argumentée qui détermine la liberté du choix politique du peuple, l’indispensable connaissance, par l’électeur, du projet et du programme de gouvernement de tous les candidats qui sollicitent son suffrage.

Présidentielle ivoirienne d’Octobre 2025. La légitimité de bilan: un critère objectif d’évaluation démocratique .

Un comparatif du bilan du FPI en décembre 2010 et du RHDP 2025.

Revendiquer la victoire électorale avec un bilan gouvernemental catastrophique en matière de développement économique et de redistribution sociale relève de l’imposture et de la tricherie politique.

Réciproquement prétendre ou revendiquer la victoire électorale avec un bilan positif en matière de développement économique et de redistribution sociale relève de la véracité et de la sincérité politique.

À quelques jours de l’échéance de la présidentielle d’octobre 2025 en Côte d’Ivoire les médias internationaux et les médicaux locaux partisans glosent à loisir et à juste raison sur le bilan de la gouvernance RHDP ;

car conformément au principe démocratique de reddition des comptes, le bilan gouvernemental en matière de croissance économique et de redistribution des produits de la croissance détermine la légitimité ou l’illégitimité d’un parti dans l’exercice du pouvoir.

Le symbole de la crise de notre temps: la dérive misanthropique des grandes fortunes et des milliardaires.

Naguère les grandes fortunes et les milliardaires furent mécènes et philanthropes.

Ils financèrent les arts et les sciences.

Ils contribuèrent grandement à promouvoir les Lumières, à installer la démocratie et l’État de droit.

Les grandes fortunes et les milliardaires de notre temps sont, au contraire, en général, misanthropes et xénophobes, s’allient aux groupes politiques d’extrême-droite….

La récurrence des crises électorales en Côte d’Ivoire depuis les années 1990: la conséquence d’une conception calamiteuse partagée du pouvoir et de la démocratie dans la classe politique ivoirienne.

Après la crise post-électorale de décembre 2010 et la meurtrière guerre civile qui s’ensuivit, un examen collectif de conscience dans la classe politique politique et dans la société civile ivoirienne ainsi que les aggiornamentos partisans requis, auraient pu permettre de pacifier, pour de bon, l’affrontement politique ivoirien en le redéfinissant comme lutte pour inclure la pluralité sociale et culturelle du territoire, pour l’intégrer dans une nation citoyenne, pour mettre l’État au service des intérêts et des droits des membres de cette nation de citoyens.

Le problème irrésolu d’intégration nationale dans l’État post-colonial: la source profonde de la dispute insurrectionnelle des mandats électoraux.

Dans le fond abyssal de la dispute guerrière et insurrectionnelle des mandats électoraux, des luttes anti-programmatiques pour le pouvoir gît, en nos États post-coloniaux, la question irrésolue D’UNIFICATION POLITIQUE et D’INTÉGRATION NATIONALE de la diversité ethnique, confessionnelle et sociale.
Mais ce problème est-il vraiment insoluble?

Comment la conception anti-programmatique du mandat électoral en a remplacé la conception programmatique en nos États post-coloniaux.

Que faire pour rétablir le mandat démocratique électoral dans son principe de « cahier de charges programmatiques populaires » ?Le mandat électoral démocratique est programmatique par définition.

Sans programme politique et économique et sans projet sociétal, la notion de mandat électoral démocratique est dépourvu de sens.

Le concept de « Mandat politique démocratique » signifie que le peuple » (le mandant) donne (mandate) par la voie des urnes , un cahier de charges programmatique et sociétal (un mandat) à un parti ou un acteur politique pour réaliser en son nom, les promesses économiques, politiques, sociales et culturelles partisanes en lesquels la catégorie majoritaire de ce peuple se reconnaît, qu’il estime et qu’il juge incarner ses intérêts et défendre ses droits.

Le parti, l’élu, en ce contrat, n’est que le mandataire, le réalisateur provisoire d’une commission politique du peuple, d’une charge confiée

Présidentielles Ivoiriennes 2025: Mr Ahoua Don Mello, Mr Pascal Affi N’guessan, Mme Simone Ehivet, Mr Laurent Gbagbo et consorts: les figures emblématiques des dévoiements mortifères de la pseudo-gauche ivoirienne. (2IÈME PARTIE).

Trahison des promesses socialistes, Autocratie, Corruption, Ethno-nationalisme, Déni victimaire et Refus de contrition: les stigmates d’un discrédit politique.

Il faut se souvenir que mr Laurent Gbagbo, le fondateur du FPI et chef de fil de ce pseudo-socialisme combattit le gouvernement trentenaire de parti unique du PDCI-RDA du Président Félix Houphouët-Boigny sous les mots d’ordre « d’anticolonialisme », de « défense de la souveraineté nationale contre la tutelle néo-coloniale française « , de « restauration du pluralisme » et de la « liberté d’expression », de « lutte contre la corruption et le tribalisme ».

Cette profession de foi, ces mots d’ordre et ces proclamations furent totalement trahis au pied du mur de la gouvernance réelle de l’État aussitôt le pouvoir suprême conquis sous le mauvais augure de la violence et de l’assassinat dans une élection calamiteuse en Octobre 2000.

La dérive autocratique liberticide du pouvoir FPI au niveau politique et les marchés de gré-à-gré,

Mr Ahoua Don Mello, Mr Pascal Affi N’guessan, Mme Simone Ehivet, Mr Laurent Gbagbo: les figures emblématiques des dévoiements mortifères de la pseudo-gauche ivoirienne. (1ÈRE PARTIE)

La légitimité politique d’une opposition de gauche ou de droite, dans une démocratie pluraliste, repose sur son aptitude à opposer au gouvernement un programme et un projet sociétal alternatif de gauche ou de droite.

Une opposition politique est illégitime quand, en lieu de place du programme de gouvernement alternatif qu’elle doit au peuple en qualité de contre-pouvoir institutionnel dans une démocratie pluraliste, elle adopte la position de l’insurrection et de l’agitation de rue.

Ce qui d’abord sidère le citoyen lambda, ivoirien ou étranger, c’est la position insurrectionnelle résiliente des acteurs ci-dessus cités dans un régime de démocratie pluraliste.

Ce qui le sidère ensuite, c’est que la conviction socialiste de ces acteurs partisans

Contre le sentiment d’impunité politique, l’impératif de Citoyenneté en nos États post-coloniaux.

La mentalité autocratique et la conscience tribale, les sources profondes du sentiment d’impunité des dirigeants politiques post-coloniaux africains.

Pourquoi des dirigeants politiques peuvent en venir à penser en nos États post-coloniaux que les peuples ne leur tiendront pas rigueur de leurs diverses forfaitures, des déprédations politiques et économiques dont ils se rendent coupables, de la trahison de leurs promesses électorales ?

Pourquoi ces dirigeants politiques estiment toujours avoir été victimes d’un complot politique et s’enferment dans une conscience victimaire lorsqu’ils subissent une défiance politique et sont électoralement défaits dans les urnes ?

Il est à noter que dans les États pré-coloniaux africains, la limitation du pouvoir par les chartes traditionnelles et la régulation de son exercice par les lois coutumières connues de tous dans un cadre de droit commutatif et répressif rendait impossible l’arbitraire du pouvoir et le sentiment d’impunité qui en découle.

L’échec politique de mr Pascal Affi N’guessan: une illustration du déficit des vertus cardinales qui font le politicien d’honneur et l’Homme d’État.

Mr Pascal Affi N’guessan vous ne figurez pas sur la liste électorale de la Présidentielle 2025 parce que vous auriez été, par vengeance, victime d’un quelconque complot politique de la part du pouvoir en place, comme vous le dites.Votre interprétation est contestable et fallacieuse.

Vous n’y figurez pas, tout simplement, parce que vous avez déçu l’électorat ivoirien de gauche qui avait vu en vous, dès votre dissidence avec le FPI identitaire de mr Laurent Gbagbo en 2005, un espoir d’opposant de gauche de conviction et qui devrait conséquemment parrainer massivement votre candidature.

Tel est prosaïquement, d’un point de vue politique et rationnel, la raison profonde de votre incapacité à réunir le nombre de parrainage requis pour être inscrit sur la liste électorale.

Vous payez en cela le prix de votre attitude de politicien velléitaire incapable