En quoi consiste aujourd’hui la demande démocratique endogène des populations des États post-coloniaux d’Afrique sub-saharienne?

Cette demande démocratique endogène consiste concrètement en ceci: une société civile indépendante, une société politique autonome exerçant sa fonction de médiatrice impartiale entre les intérêts particuliers et l’intérêt général, des partis politiques émanant des catégories socio-professionnelles de la société civile et représentant leurs intérêts, une citoyenneté active, une confrontation programmatique et sociétale des partis pour l’exercice du pouvoir d’État, un gouvernement issu d’élections transparentes et inclusives, un pouvoir politique limité par les droits humains et au service de l’intérêt général et du bien commun, un État constructeur de la nation, défenseur de son unité et de sa continuité historique face à son passé et à son avenir, face aux menaces et aux problèmes intérieurs et extérieurs: telle est la demande démocratique concrète des populations d’Afrique sub-saharienne.

L’aspiration démocratique dans les États post-coloniaux africains : une demande endogène des populations. La démocratie pluraliste représentative aurait-elle échoué à réaliser ses promesses en Afrique ? (2ème partie)

La crise des forces internes de réflexivité et la problématique de la reconstruction d’une conscience collective nationale en Côte d’Ivoire. (3ième partie du texte « Comment abroger en Côte d’Ivoire la transmission générationnelle des anti-modèles d’autocratie et d’ethno-nationalisme d’épuration »)

Le désir de choisir librement leurs dirigeants ou de se diriger eux-mêmes, est une aspiration universelle des peuples.  

L’être humain est né pour être libre dit le philosophe.

Les Africains n’en font pas exception.

La revendication démocratique est toujours endogène et inhérente aux peuples. Elle n’est jamais exogène.

Et à moins que le peuple ne soit désinformé, manipulé et amputé de sa conscience de soi, la demande populaire de démocratie ne s’exprime jamais comme demande d’un régime de dictature et d’autocratie.

L’aspiration des populations à remplacer les régimes d’oppression, les dictatures militaires et civiles locales qui s’installèrent dans les États post-coloniaux, trahissant les idéaux de la lutte anticolonialiste, ne leur fut pas insufflée par l’ex-colonisateur.

N’est-ce pas faire injure aux populations africaines que dire que leur aspiration à vivre sous un régime effectif de liberté politique, d’égalité, d’équité et de justice dans l’État post-colonial émane de l’ex-colonisateur ?

La demande démocratique à la fin des années 1980

La démocratie pluraliste représentative aurait-elle échoué à réaliser ses promesses en Afrique ?

La crise des forces internes de réflexivité et la problématique de la reconstruction d’une conscience collective nationale en Côte d’Ivoire. (3ième partie du texte « Comment abroger en Côte d’Ivoire la transmission générationnelle des anti-modèles d’autocratie et d’ethno-nationalisme d’épuration »)

La résurgence des coups d’États militaires et des régimes autocratiques dans un certain nombre certains d’États post-coloniaux africains et l’apparent consentement d’une partie des populations sont-ils les conséquence de l’échec de la démocratie pluraliste représentative en Afrique comme l’allèguent un certain nombre d’analyste sur le continent?

Aurait-elle échoué en Afrique à apporter des perspectives au plus grand nombre, à la jeunesse en particulier et à promouvoir le changement social en termes d’égalité, d’équité, de justice, d’accroissement des libertés et de défenses des droits fondamentaux des populations ?

Résister, dans la nouvelle Afrique des jeunes démocraties, aux dynamiques locales de résistance au changement socio-politique et de restauration du passé: un programme majeur de la démocratie.

La crise des forces internes de réflexivité et la problématique de la reconstruction d’une conscience collective nationale en Côte d’Ivoire. (3ième partie du texte « Comment abroger en Côte d’Ivoire la transmission générationnelle des anti-modèles d’autocratie et d’ethno-nationalisme d’épuration »)

Contre le retour régressiste au passé, aux dictatures militaires et civiles et aux soi disant démocraties populaires qui n’en sont que les appendices, contre cet enfermement des peuples dans la prison des régimes liberticides qui dévorèrent les âmes et les corps, y’a-t-il d’autres alternatives que la défense de la démocratie pluraliste en sa forme la plus substantielle, la diffusion locale la plus large de la culture démocratique et l’éclairement des peuples ?

La déconstruction du narratif des poutinophiles africains par mr Evgueni Prigogine.

La crise des forces internes de réflexivité et la problématique de la reconstruction d’une conscience collective nationale en Côte d’Ivoire. (3ième partie du texte « Comment abroger en Côte d’Ivoire la transmission générationnelle des anti-modèles d’autocratie et d’ethno-nationalisme d’épuration »)

La déconstruction du narratif des poutinophiles africains par mr Evgueni Prigogine le chef de la milice Wagner.

À Rostov le 23 Juin, avant de lancer sa troupe de mercenaires à l’assaut de Moscou, le chef de la milice Wagner révéla au monde entier que « les excuses » avancés par le Kremlin « pour justifier l’invasion de l’Ukraine sont des faussetés ».

Cette guerre avoua-t-il « a été déclenchée pour protéger les intérêts de l’élite, pas parce que l’OTAN allait nous attaquer, ni parce que qu’il y aurait eu le supposé génocide des Russes dans le Donbass » (sic)

Ce jugement sans appel du chef de Wagner qui est, contextuellement devenu un révélateur de vérité pour servir ses ambitions personnelles de pouvoir et de prédation est une évidence de sens commun.

Or, contre cette évidence de sens commun, une partie des classes politiques et des intellectuels africains jugea que

Comment abroger en Côte d’Ivoire, la transmission générationnelle des anti-modèles d’autocratie et d’ethno-nationalisme d’épuration ? (2ième partie)

La crise des forces internes de réflexivité et la problématique de la reconstruction d’une conscience collective nationale en Côte d’Ivoire. (3ième partie du texte « Comment abroger en Côte d’Ivoire la transmission générationnelle des anti-modèles d’autocratie et d’ethno-nationalisme d’épuration »)

Après la restauration, en avril 2011 du modèle républicain et démocratique ivoirien marquée en 2016 par une nouvelle Constitution dont le Préambule porte l’esprit, l’enjeu politique ivoirien est de rétablir la plénitude de la citoyenneté, de réédifier la synergie entre tradition et modernité, entre particularisme et universalisme qui fonde l’identité du pays et constituent le socle du processus de construction nationale et de développement en Côte d’Ivoire.

Comment préserver, sous l’éclairage du Préambule de la Constitution, le système politique ivoirien contre la résilience de l’ethnicisation qui menace constamment de le détruire ? 

Il importe de revisiter attentivement, à ce propos, le Préambule de la Constitution ivoirienne de 2016 pour éclairer la problématique de la restauration de la citoyenneté et de la synergie entre tradition et modernité entre particularisme et universalisme en Côte d’Ivoire.

L’ethno-nationalisme fut toujours inconstitutionnel en Côte d’Ivoire, même lorsque la Constitution fut manipulée entre les années 1995 à 2010 en vue de le « légitimer » pour écarter des adversaires politiques.

Relisons ce Préambule.

« Nous, Peuple de Côte d’Ivoire ;
Conscient de notre indépendance et de notre identité nationale,
assumons notre responsabilité historique devant la Nation et devant
l’humanité ;
Ayant à l’esprit que la Côte d’Ivoire est, et demeure,

Afrique du Sud : un leadership politique et moral continental octroyé qui soulève des questions.

La crise des forces internes de réflexivité et la problématique de la reconstruction d’une conscience collective nationale en Côte d’Ivoire. (3ième partie du texte « Comment abroger en Côte d’Ivoire la transmission générationnelle des anti-modèles d’autocratie et d’ethno-nationalisme d’épuration »)

Afrique du sud: un leadership politique et moral continental octroyé qui soulève des questions.

En accordant de facto, une prépondérance continentale aux prises de position particulières de l’État sud-africain dans les relations internationales, en attribuant ainsi à cet État un leadership politique et moral continental, en faisant de l’État sud-africain la référence politique du continent africain, on octroie à un État particulier le privilège indu d’incarner en exclusivité la légitimité politique sur un continent.

La présente actualité est, en cette matière, un cas d’école signifiant.

En quoi la position de neutralité de l’ANC refusant de condamner le viol des frontières de l’Ukraine par la Russie en raison de sa proximité avec le régime du Kremlin, serait-elle plus représentative du choix de l’Afrique que celle de la Côte d’Ivoire par exemple qui condamne clairement et sans ambages cette agression de type colonialiste ?

L’État sud-africain peut-il parler au nom de l’Afrique toute entière et notamment

La manipulation politique de l’ethnie et de la religion en Côte d’Ivoire : le viol récurrent d’un impératif catégorique politique. (1ère partie)

La crise des forces internes de réflexivité et la problématique de la reconstruction d’une conscience collective nationale en Côte d’Ivoire. (3ième partie du texte « Comment abroger en Côte d’Ivoire la transmission générationnelle des anti-modèles d’autocratie et d’ethno-nationalisme d’épuration »)

La manipulation politique récurrente de l’ethnie et de la religion en Côte d’Ivoire : le viol d’un impératif catégorique politique. (1ère partie)

Comment expliquer ce franchissement mortifère et comment empêcher sa réitération ?
Relève-t-il d’une nécessité historique invincible ou d’un mauvais usage contingent de la liberté politique ?
Notons pour commencer que ce débordement mortifère procède

Les sans-papiers et les clandestins de la classe politique ivoirienne.

La crise des forces internes de réflexivité et la problématique de la reconstruction d’une conscience collective nationale en Côte d’Ivoire. (3ième partie du texte « Comment abroger en Côte d’Ivoire la transmission générationnelle des anti-modèles d’autocratie et d’ethno-nationalisme d’épuration »)

Les sans-papiers et les clandestins de la classe politique ivoirienne.

La légitimité démocratique des chefs de partis et des nomenclatures partisanes est conditionnée par leur représentativité sociale, par leur capacité à se justifier idéologiquement et programmatiquement.

Il n’y a pas, stricto sensu, de légitimité démocratique partisane sans identité idéologique et programmatique.

Un parti politique incarne un programme politique et une idéologie.

De ce point de vue, l’incapacité d’un parti et d’un chef de parti à justifier programmatiquement et idéologiquement sa prétention à exercer le pouvoir d’État autoriserait, le citoyen à le considérer comme sans-papier et sans carte d’identité dans la classe politique du pays.

Il n’y a pas d’identité politique sans