L’état des lieux de la démocratie en Afrique dans les rapports de forces continentaux qui s’amorcent dans la géopolitique mondiale.

Comment en nos États multi-ethniques et multi-confessionnels post-coloniaux, réussir à nous émanciper du cercle fatal de la dépendance et du sous-développement dans une mondialisation polarisée par l’agressivité expansionniste d’États-nation néo-impérialistes étrangers ?

En souffrance d’unité politique, d’intégration nationale et de développement économique, nos États souvent dirigés par des dictatures, des autocraties ou des oligarchies à la légitimité douteuse s’y engagent intérieurement désunis, en ordre dispersé, sans projet et programme idéologique, culturel, politique et économique commun d’émancipation.

L’intégration nationale des diversités ethniques et confessionnelles à l’intérieur des frontières de nos États post-coloniaux précède logiquement l’intégration internationale continentale de ces États.

Or il semble que sous sous les régimes antérieur de parti-unique qui en firent pourtant leur justification ultime, ces deux projets logiquement coordonnés ne furent pas concrètement réalisés à travers des programmes partisans d’autonomisation politique et de développement économique

Ces deux projets d’intégration politique, culturelle et économique semblent non plus, ne pas l’être, sous les régimes actuels de démocratie pluraliste en lesquels la lutte pour le pouvoir et pour les privilèges afférents semblent primer sur toute autre considération.

Dans les socialismes et les libéralismes déclamatoires post-coloniaux locaux

La problématique de démocratisation dans nos jeunes démocraties post-coloniales africaines.

Au fil des décennies, la résilience de l’aspiration démocratique des peuples africains se dresse contre l’hégémon total du pouvoir politique dans l’État post-colonial.

Cette volonté naturelle de liberté se dresse contre l’antique dynamique autocratique d’inertie, contre la conservation du statu quo ante de la domination colonialiste et néo-colonialiste qui écrase la société.

Alors même, qu’ils prorogent l’arbitraire de l’État répressif colonial sous la forme de dictatures et d’autocraties liberticides locales, les pouvoirs en place hier et aujourd’hui dans l’État post-colonial africain, s’ingénient à discréditer et à délégitimer, la démocratie, à la stigmatiser comme un vecteur de chaos et au pire comme « un régime étranger imposé aux Africains par le néo-colonialisme occidental » (sic)

La démocratie est assurément en nos États post-coloniaux, un épouvantail pour les autocrates et les néo-dictateurs et leurs divers intellectuels organiques.

Car ce régime politique délégitime en permanence leur arbitraire répressif et leur pouvoir.

Elle les met à la merci de la contestation……

Donald Trump ou la crise de la démocratie américaine comme crise de sa société politique.(2)

La démocratie américaine sous Mr Donald Trump semble donc cocher toutes les cases de la maladie mortelle de la démocratie consistant en la corruption de la société politique et en la crise de la représentativité des élus qui est celle de l’institution partisane symboliquement incarné en l’occurrence par celle du parti républicain.
L’aventurisme guerrier actuel du parti républicain en Iran dans la continuité de l’expansionnisme annexionniste et prédateur initié par l’administration Trump avec les conséquences catastrophiques en cours sur l’économie mondiale, semble de ce point de vue être le terme logique d’une corruption politique interne qui menace, par delà la dérive autocratique et le sectarisme, de transformer l’État étasusien en État en communautaire sectarisé et obscurantiste.
Les échéances électorales à venir dans ce pays central seront de ce point de vue un test quant à la capacité de la démocratie américaine de se régénérer, de reconstruire l’efficience de ses contre-pouvoirs et de reconquérir son leadership politique dans le monde comme phare de l’État de droit..

Donald Trump ou la crise de la démocratie américaine comme crise de sa société politique. (1)

La catastrophe politique qui se déroule actuellement sous nos yeux aux États-Unis, la dérive communautariste sectariste et particulariste de l’État, dérive qui affecte directement la vie quotidienne des peuples du monde entier en raison de la position déterminante de ce pays dans l’économie et dans la politique mondiale tient à une seule cause: la crise de la société politique étasunnienne et la transformation d’une des institutions partisanes en coterie dans cette démocratie bipartisane.
Cette crise est la pire des catastrophes pouvant survenir dans une démocratie représentative.

Envahi par le communautarisme, par le sectarisme exclusionniste de l’extrême droite identitaire Maga, par des intérêts particuliers dominants, la société politique et l’État américain semblent avoir respectivement perdu leur capacité à intégrer la diversité du peuple, à unir la nation et incarner la prépondérance du droit.

La santé et l’efficience d’une démocratie pluraliste représentative reposent sur l’ indépendance et la conscience de soi de la société civile, sur

Suppression des partis politiques au Burkina et ailleurs en Afrique: le retour à l’antique prétexte fallacieux des dictateurs du continent .(1ère partie)

La récente suppression des partis politiques accusés, au Burkina et ailleurs, d’être des fauteurs de chaos, symbolise le retour d’un antique et fallacieux prétexte qui fut toujours avancé pour abroger le pluralisme politique et l’expérience démocratique en Afrique.

La démocratie, le pluralisme partisan, le pluralisme des opinions et des intérêts, l’opposition politique, la limitation constitutionnelle du pouvoir, seraient-ils vraiment source « de fractures et de discordes sociales et politiques »(sic), comme le prétend mr Émile Zerbo le Ministre burkinabè de l’Administration territoriale?

Ces marqueurs universels de la démocratie représentative, du gouvernement du peuple par le peuple, seraient-ils donc source de chaos social et de régression politique et économique, comme se plaisent à le répéter et à le propager ses pairs, les autocrates et les néo-dictateurs du continent depuis l’installation de ces régimes prédateurs dans l’Afrique post-coloniale ?

Insulte de Donald Trump à Mr Barack et Mme Michelle Obama: une insulte aux Africains, au Continent et aux peuples du tiers-monde.

Cette saillie raciste publique de Mr Donald Trump contre l’ex chef d’État américain Barack Obama et son épouse ne profane pas seulement la Présidence et l’État américains.
Cette nouvelle saillie raciste de l’actuel chef d’État fait aussi saillir, au grand jour, la culpabilité politique collective du peuple américain qui l’a réélu en connaissance de cause en Novembre 2024 en dépit des précédents inquiétants du personnage en matière de respect des valeurs démocratique et de la dignité de la personne humaine.
Cette cécité collective aux conséquences mondiales dévastatrices a des précédents dans l’histoire.
Le racisme décomplexé du chef d’État américain dont l’entourage et la base électorale MAGA grouillent de néo-nazis est aussi une insulte aux Africains, au Continent noir et aux peuples du tiers monde pour lesquels ce sinistre personnage n’a jamais caché son mépris et sa haine racistes.

Le destin funeste des États multi-ethniques et multi-confessionnels dénués d’intégration nationale et de conscience d’appartenance commune.

La fusion du peuple, l’unité nationale, demeure artificielle dans un pays quand les différences entre ethnies, groupes religieux et régions y sont plus importantes que l’appartenance au même ensemble national; quand l’identification à une collectivité particulière est plus forte que l’identification nationale.
Il en est ainsi quand, sur le territoire étatique, les gens s’identifient comme membre du peuple x ou y et non pas comme membre du peuple national.
Quand la participation et la reconnaissance politique se définissent selon le critère de la participation et de la reconnaissance communautaire et non pas selon le critère républicain de citoyenneté;
quand une personne ou une collectivité ethnique et confessionnelle x ou y s’estiment……